C’EST D’ACTUALITE       .  Le Lidar promet des découvertes archéologiques  extraordinaires ! Le Lidar (Light détection and ranging), système de télédétection au laser désormais embarqué sur satellites, avions et drones, révolutionne l'archéologie. Après les 1000 tombes, 3000 hameaux et 17 pyramides découvertes dans les sous-sols de l'Egypte, après le constat que la cité d'Angkor, au Cambodge, s'avère quatre fois plus grande que ce que l'on imaginait, c'est au tour de l'Amérique précolombienne de nous révéler ses innombrables trésors cachés. Et cela commence déjà. Avec cette imposante grotte découverte, il y a quelques mois, sous la pyramide de Chichen Itza au Mexique et, plus récemment, la découverte d'une vaste cité maya jusqu'ici totalement invisible sous l'étendue végétale d'une forêt du Guatemala. Près de 60 000 édifices (des maisons, des rues, des temples, des fortications...) réellement indétectables. Sauf avec le Lidar !  (NOTIMEX / AFP) Inconnue, car invisible jusqu’ici, cette cité maya nous apparaît comme mise au jour grâce au Lidar, système de télédétection au laser... On se souvient des squelettes d'enfants et d'adolescents découverts, en 2011, dans le secteur de Huanchaquito (district de Trujillo), à proximité de Chan Chan, sur la côte nord du Pérou.  D'origine Chimu, et datés des alentours de 1450,  les restes de ces mineurs sacrifiés (140 au final) étaient curieusement mêlés à ceux, plus nombreux (environ 200), de jeunes camélidés, des lamas, aux pattes attachées. Cette fois, c'est à Pampa Cruz, près de Huanchaco, qu'une découverte similaire, encore plus spectaculaire, vient d'être révélée sous la direction de Gabriel Prieto et d’une équipe internationale. En regard des premières mises au jour, les archéologues s'attendent à devoir exhumer le double d'enfants sacrifiés, de 6 à 14 ans, toujours selon le même rite chimu. A savoir, l'extraction du cœur - à la manière des Aztèques et des Mayas - par incision du sternum. Parmi les premières observations, il en est une qui s'impose à nouveau à l’un des membres de l’équipe, l’archéologue Nicolas Goepfert. A savoir, la confirmation qu'il existait bien, sur la côte nord péruvienne, d'importants élevages de camélidés. Reste à connaître maintenant la raison de tels sacrifices. Enfants sacrifiés : un nouveau charnier découvert au Pérou