Signé Stéphen Rostain aux éditions Belin... Amazonie. Les douze travaux  des civilisations précolombiennes À quoi ressemblaient les sociétés d’Amazonie avant l’arrivée des Européens ? Ce que nous croyons en savoir tient plus souvent du mythe que de la réalité… Peuplement, domestication, innovations, échanges à longue distance, rituels funéraires, parures, cannibalisme… sont autant de pans d’une histoire humaine encore méconnue. Ils sont ici abordés en prenant comme fil conducteur les célèbres douze travaux d’Hercule, car, dans la démesure de la grande forêt de pluie, les peuples du passé ont bel et bien accompli une œuvre de géant digne du demi-dieu ! Les écuries d’Augias nous renvoient ainsi aux terrassements colossaux qu’ont mis en évidence les archéologues, la biche de Cyrénée aux innombrables innovations technologiques que l’on pensait autrefois être l’apanage des Andes, ou les pommes d’or des Hespérides à l’extraordinaire fertilité de la fameuse « terra preta » qui intrigue tant les agronomes. Quant aux oiseaux de Stymphale, ils sont un symbole, hélas terrifiant, du chaos que provoqua la conquête européenne… Ce véritable voyage scientifique, nourri des connaissances les plus récentes en archéologie, mais aussi en ethnologie, géographie, écologie ou botanique, invite à en finir avec les idées reçues sur des cultures indigènes puissamment originales et livre un magnifique plaidoyer pour la plus grande forêt tropicale du monde, aujourd’hui en danger. De la santé du marché l’art précolombien en France A propos de la vente Binoche & Giquello du 31 mars Il était trois fois plus riche que Bill Gates, habitait au Ritz, logeait sa fille à l’Élysée, possédait la Louisiane, achetait des châteaux par dizaines…  mais son nom a sombré dans l’oubli. Antoine Crozat est pourtant l’une des personnalités les plus fascinantes de son époque. Parti de peu, celui que l’on croit fils de cocher doit multiplier les détournements de fonds, spéculations douteuses et autres manipulations pour parvenir au sommet. Au cours de son incroyable épopée, il développe le commerce du café et du tabac, diligente des opérations corsaires, devient le plus grand négociant d’esclaves d’Europe et met en place un trafic international – aussi lucratif qu’illégal – de marchandises et de métaux précieux. En 1712, consécration suprême d’une ascension fulgurante, Louis XIV lui cède une partie de l’Amérique, d’une surface alors équivalente à celle de son propre royaume ! Avec son réseau et sa fortune, Crozat finance des guerres et des coups d’État, participe à l’annexion de l’île Maurice, fait creuser le canal de Picardie et inspire le système de Law avant de contribuer à sa chute. Saura-t-il pour autant résister aux vicissitudes de l’époque ? Par son insolente opulence en ces temps de crise, il est une proie rêvée pour ses innombrables ennemis, comme pour un État prêt à tout pour renflouer ses caisses. L’histoire vraie, racontée pour la première fois, d’une destinée qui dépasse toutes les fictions. Editeur : Cherche Midi Date de parution: 19/01/2017 Dimensions: 220 x 140 mm Nombre de pages: 448 La vie extraordinaire d’Antoine Crozat un temps propriétaire, entre autres, de la Louisiane... Stéphen Rostain est directeur de recherche au CNRS. Il est le premier archéologue français à s’être spécialisé sur l’Amazonie, où il a vécu une partie de sa vie. Il a organisé de nombreuses recherches dans différents pays – Guyane française, Surinam, Équateur, ou encore Aruba, au large du Venezuela – et publié plus de 200 articles et ouvrages en différentes langues sur ses travaux. C’EST D’ACTUALITE AVRIL 2017 http://www.binocheetgiquello.com/html/calendrier.jsp?t=p Pour en savoir plus Mezcala), 17 (un personnage assis, également de culture Mezcala) et surtout le lot 21, un personnage debout, annoncé comme étant “ le plus grand Mezcala répertorié ” pour que les enchères s’emballent. Pour ce dernier lot, l’estimation haute (100 000) est pulvérisée à 138 000 euros. Les lots 42 et 44, une figure féminine debout et une porteuse de coupe, toutes deux de culture Nayarit, connaissent la même envolée. La première, estimée entre 18 000 et 20 000 euros atteint 60 000. La seconde, entre 15 000 et 25 000 euros, grimpe à  68 000. Sans surprise, c’est la vénus du Chupicuaro, soeur de celle qui sert d’emblème au Musée du Quai Branly Jacques Chirac et en couverture du catalogue (lien ci-dessous) qui est, sans conteste, la vedette  du  jour. Le marteau  s’abat  quand  les enchères de la salle et d’Internet se figent à 225 000  euros pour une estimation haute de 130 000. Au final, on retiendra que 20 lots ont été adjugés sous l’estimation basse des experts, 14 dans la “fourchette” et 34 (la moitié des lots) parfois nettement au-dessus de l’estimation haute. Il y avait, avant cette vente, comme un doute sur la vigueur du marché de l’art précolombien en France. La vacation du 31 mars a fait la démonstration de sa vitalité. Vendredi 31 mars 2017. 16 heures. Drouot. Salle 4. La SVV Binoche et Giquello met en vente “une importante collection américaine d'art précolombien”. Sous l'expertise de Jacques Blazy et de Quentin Blazy. A l’heure dite, la vacation s'ouvre par une “mise en bouche” : la mise à prix des trois seuls objets - sur les 68 lots proposés - originaires d’Amérique du Sud. Tous les autres proviennent d’Amérique centrale et de Mésoamérique. Le premier des trois lots d’origine sud-américaine est une petite tête de singe en cuivre de culture mochica (Nord du Pérou), estimée entre 10 000 et 15 000 euros, et vite adjugée à 10 500, hors frais et taxes à 27% TTC. Suivent une hache votive à tête humaine, en bronze, de culture Milagro-Quevedo (Equateur), affichée entre 8000 et 10 000 euros, qui part à 26 000 et une plaque cérémonielle en pierre, de culture Valdivia (Equateur), estimée entre 10 000 et 12 000 euros, qui monte à 28 000. Les six jades du Costa Rica des pages 14 à 17 du catalogue vont-ils faire mieux ? A l’exception d’un pendentif anthropomorphe, aucun n'atteint l’estimation basse. Il faut attendre l’adjudication des lots  16  (une   grenouille  en serpentine de culture