.  Texte de Julieta Guillot-Muňoz daté de 2017, rédigé à l’occasion de la vente Millon du 20 septembre à Paris “Ce qui caractérisait le mieux mon père, c’était son inextinguible curiosité. Jeune homme, il se passionne pour les poètes français nés en Amérique du Sud. Ce qui le conduit à publier en 1925, avec son frère jumeau, le premier essai sur Lautréamont et Jules Laforgue. Parallèlement, il est paléontologue, fréquente le Musée de l’Homme et devient l’ami de Paul Rivet. Il est maître de conférences en paléontologie à l’Université de la Plata en Argentine. Son poste diplomatique lui permet d’effectuer des séjours prolongés dans des pays d’Amérique Latine. Et, c’est la rencontre avec l’Art Précolombien. Une rencontre majeure. Aujourd’hui, une partie de sa collection est présentée au public. J’ai été sollicitée pour sélectionner certaines de ses notes. J’ai choisi de regrouper les éléments synthétiques que mon père a élaborés pour mieux comprendre les pierres gravées pré-Valdivia, objet de sa fascination”. Le passé a un avenir incertain ! « J’espère avoir rempli la mission de transmission que mon père m’avait confiée et que nos réflexions, révélations et propositions apporteront un regain de curiosité sur ces objets incomparables. Ces stèles sont uniques et je maintiens fermement qu’hormis une coïncidence  de date, une Venus de Valdivia n’est pas de la même culture que les prêtres astronomes en pierre. Si l’on possède des livres anciens (plus de 50 ans) sur l’archéologie précolombienne, on s’aperçoit que bien des descriptions ont évoluées. Chavin n’est plus la civilisation mère au Pérou depuis la découverte de Caral datée de 1500 ans plus tôt. Des moyens technologiques nouveaux sont apparus et l’on peut s’attendre à bien des surprises. Comme disait mon père avec un sourire : « Le passé a un avenir incertain ! ».                                                                                                                                                                                                                                   Julieta Guillot Muňoz Collectionner, c’est protéger La formule ne fait pas l’unanimité. Pourtant, il est vrai que nombre des objets qui mériteraient d’être collectionnés sont maltraités, cassés et finalement jetés. Par nature, le collectionneur veille sur l’objet dont il s’est épris. Il le protège des aléas du temps. Combien d’objets exposés dans nos Musées ont ainsi, grâce aux collectionneurs, échappés au triste sort qui leur était réservé ? Né en Uruyuay, passionné par la paléontologie et l’art précolombien, Alvaro Guillot-Muňoz a eu, par ses fonctions diplomatiques, de nombreuses occasions de voyager en Amérique du Sud. Il en a rapporté divers objets parmi lesquels des stèles gravées, mais aussi trois grandes pagaies cérémonielles Inca-Cincha qui sont aujourd’hui citées parmi les chefs-d’œuvre du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac. Page suivante Page précédente ACCUEIL Vous disposez d’informations qui peuvent faire progresser ce dossier, n’hésitez pas à contacter : courrier.granddossiervaldivia@gmail.com